Fiche familiale

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Nom Raoul BAUDRU
Naissance

16 10 1908, Avignon

Décès 19 8 1986, Pertuis
Père Constantin BAUDRU (1879-1942)
Mère Diane CLAPIER (1881-1970)

Notes diverses

Raoul, Paulette sa femme et Michelle, leur fille.

(3,5Mo)

Bien avant que Raoul naisse, les 2 familles REYNAUD et BAUDRU se connaissaient. Constantin BAUDRU, le père de Raoul et Léon REYNAUD le père de Paulette travaillaient ensembles au dépôt SNCF d'Avignon, ils lièrent d'amitié. Les familles étaient très liées. A 15 ans Paulette REYNAUD qui faisait son apprentissage de brodeuse d'art, offrit à Raoul son "dessus de violon", une protection que l'on place dans l'étuis du violon. Nous avons encore cette très belle pièce brodée. 

Lorsque Raoul revint un jour en habit d'aviateur, il éblouit une jeune fille de 13 ans, Paulette, et ainsi naquit un amour de 60 ans.

Raoul  fût à la fois violoniste, aviateur, syndicaliste, résistant, comptable, poète...
Il fût poète. C'était un homme au grand cœur, un amoureux fou de sa femme, Paulette. Les poèmes qu'il a écrit sur cet amour témoignent d'un amour profond. Il avait la plume facile et maniait la langue française avec facilité et subtilité.

 Quand on vous dit que c'était un orateur... (9,3Mo)

 

   

Il fût violoniste

Il aimait jouer du violon, notamment cet air qu'il interprétait avec un verre renversé sur les ouies du violon qui lui donne une sonorité de cornemuse ! Amusant... (15,3Mo)

  

Quand on vous disait que la musique, c'était de famille... (8Mo avec Christian son petit fils) (4,5Mo avec Michelle sa fille)

 
Il fût aviateur.
Il débute à l'école de pilotage Louis Blériot de BUC en région parisienne en 1928. Puis part à Istres dans une école de perfectionnement.

Sa carrière de pilote se termine contre un arbre lors d'un atterrissage. On dût lui retirer toutes les côtes du coté gauche en dessous du cœur.

 

C'est la raison pour laquelle il fût réformé, il ne pilota pas d'avion lors de la guerre de 39-45. Ce qui vraisemblablement lui sauva la vie au regard du peu de ses camarades qui sont sortis vivants de cette triste période. 

A l'époque, les aviateurs étaient considérés comme des têtes brûlées. Il faut dire que piloter ce genre d'avion, des BREGUET biplans, relevait plus de la prouesse que de la raison. La perte de nombreux camarades en atteste.

 

De 1930 à 1944, il habitera à Oullins , 125 grande rue, 9 rue Jean Macé puis 26 rue Pasteur.

 

Il fût syndicaliste à la SNCF. Avant la guerre de 39-45, il débuta une carrière de syndicaliste, tout d'abord à la CGT puis à la CGT-FO. Il vécut la période de scission entre ces deux organisations syndicales. Quant il parlait de la CGT, il disait " les bocheviks ou les cosaques ! ". C'était l'époque où le communisme russe pesait de tout son poids sur l'international socialiste en général et sur la CGT française en particuliers. Sa femme, Paulette, disait que lors de ces meeting pendant les grèves de 1936, elle se demandait toujours si les Bolcheviks n'allaient pas l'étriper. Il est vrai qu'à l'époque faire la grève pouvait faire perdre son emploi par les patrons et reprendre le travail pouvait faire craindre des représailles par les bolcheviks … Tout cela a bien changé aujourd'hui !

Un récit trouvé dans un livre de biographie des militants cheminots retrace sa carrière syndicaliste

 

Il fût résistant. Durant la guerre de 39-40, son appartenance à la SNCF et aux responsabilités syndicales, l'on conduit à voyager entre la zone libre et la zone occupée. Il passait des documents pour la résistance, qu'il dût un jour manger pour éviter de se faire prendre par la gestapo durant un contrôle inopiné d'un train.  

 

Pour protéger sa fille, Michelle, d'éventuelles représailles au cas où il serait pris, il la confia à une de ses anciennes logeuse à la campagne, à Saint Chef dans la région de Bourgoin Jailleux près de Lyon.

 

En 1944, il déménage à Villeneuve Saint Georges, 9 rue Emile Zola, en région parisienne.

En 1955, il fit construire une maison particulière à Champigny sur Marne, au 2 rue des bourets.

 

Il fût comptable, à la fin de sa carrière, à la mutuelle de la SNCF.

Il prit sa retraite à Pertuis dans le Vaucluse au 120 Rue Hoche.

En 1982, ils fêtes leurs 50 ans de mariage.

 

A la fin de sa vie, il eut une angine de poitrine et mourut d'une attaque cardiaque. Toute la famille était présente excepté son petit fils Christian. Il partit faire ses courses puis après avoir sentit une vive douleur à la poitrine, se fit raccompagner à la maison par une personne. Le médecin appelé en urgence ne put que constater la rapidité d'évolution de l'attaque cardiaque. Il mourut à l'hôpital de Pertuis malgré les soins intensifs prodigués. Son cardiologue qu'il avait vu peu de temps auparavant était assez pessimiste compte tenu du dernier examen. Lors de sa crise cardiaque qui lui fût fatale, il a vraisemblablement compris que c'était la dernière.

Les anecdotes qu'il nous racontait ...

- Il nous racontait plein d'anecdotes de son enfance, car dans la famille BAUDRU, il y avait de l'ambiance aussi bien par ses parents que par les deux enfants, son frère Gérard et lui. Il avait l'habitude d'aller se baigner sur les bords du Rhône. Son père le lui interdisait. Un jour son père le suivit et alors que Raoul se baignait, son père lui déroba ses vêtements. Raoul rentra chez lui en petite tenue, son père l'attendait sur le pas de porte avec ses vêtements. Il reçu un coup de pied au derrière qui lui permis de monter l'escalier sans mal...

- Une autre anecdote sur son apprentissage de l'aviation. Le terrain d'aviation de Chartres était à l'époque dans l'axe de la cathédrale. Un jour, alors que son moniteur était derrière lui, il eu du mal à redresser son avion après le décollage. Pour éviter de percuter l'édifice, il choisit de passer entre les deux tours de la cathédrale. Il reçut alors un violent coup sur la tête, de la part de son moniteur ! 

Mariage

16 4 1932, Oullins

Conjointe

Paulette REYNAUD

Naissance

8 5 1913, Oullins

Décès

2 2 2002, Pertuis

Père

Léon REYNAUD (1887-1940)

Mère

Sidonie LATY (1891-1983)

Notes diverses

Une photo de Paulette enfant avec sa mère Sidonie.

Une autre photo adolescente.

C'était une femme d'intérieur. Sa maison était toujours tirée à 4 épingles. Elle était intraitable là dessus. Elle était également très exigeante avec son mari Raoul.

Une photo de Raoul et Paulette à leurs 50 ans de mariage. .

Une vidéo de Paulette. (4,7Mo)

Paulette et Raoul étaient toujours restés très jeunes (2,8Mo)

Paulette était aussi espiègle, comme le montre cette vidéo (7,8Mo)

Paulette et Raoul chez eux à Pertuis (7,5Mo)


Le docteur VASSALO de Pertuis, qui la soignait, disait d'elle ,"elle a un coeur de boeuf et elle vous enterrera tous" Elle est partie avant nous bien sûr mais il est vrai que, sous des apparences de santé fragile, elle avait une capacité à se ressourcer après des épreuves physiques, hors du commun. Plusieurs fois, alors qu'elle était à la maison de retraite de Pertuis, nous pensions ne pas la revoir le lendemain, tellement elle était faible et son coeur imperceptible. Mais le lendemain, la flamme était de nouveau bien allumée. Parfois, après ce type d'anecdote, elle nous disait avoir rencontré son mari, Raoul, alors qu'il était mort. Il lui aurait dit "Ce n'est pas le moment...". Cela semblait terrifiant de réalité. Un mystère !

 
Même les dernières années, alors qu'elle perdait un peu la tête, elle avait toujours un vocabulaire très riche avec des mots bien choisis et un humour perçant. Elle ne manquait pas de reprendre sa fille Michelle "Tu aurait pu te coiffer !". Elle a toujours été très rigoureuse sur la propreté chez elle, elle était très coquette. Même à la maison de retraite, elle était toujours très souriante, toujours très contente de nous voir. Elle avait perdu le sens du temps, vivant toujours avec sa mère et son mari, le sens de l'espace. Lorsque nous venions la voir à la maison de retraite, elle pensait être dans le train. Elle nous demandait de vite descendre avant que le train ne redémarre. Ce fût d'ailleurs souvent le cas dans sa vie, lorsque Raoul et Paulette BAUDRU voyageaient avec leur mère respective, entre Avignon et Paris. 

Enfants :
1 F Michelle BAUDRU
Naissance 14 4 1934, Lyon
Conjoint Marcel SEMPERES
Mariage 14 4 1958, Champigny sur Marne